02.10.2011

Etats généraux du logement à Marseille: une urgence

plh,écologie,logement,eelv,marseilleVendredi 7 octobre de 9h à 16h au Palais des Congrès du Parc Chanot à Marseille se tiendra la séance plénière de restitution des Etats Généraux du Logement. Quelques jours après la bronca que Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au logement, a subit lors du congrés des organismes HLM, ce sera l'occasion de faire le bilan du dernier Plan Local de l'Habitat (PLH) et surtout de s'atteler à répondre à la crise du logement qui touche de plus en plus de marseillais.

A Marseille, en 10 ans, le prix des logements neufs a doublé, alors que les revenus des ménages n'ont progressé que de 10%. L'évolution est comparable pour les logements en location. Aussi dans une ville où près d'un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté la demande de logement social est extrèmement importante. Marseille affiche pourtant un taux de logement social proche de 20% mais il est largement sous-dimensionné. D'autant plus qu'il s'agit là d'un trompe l'oeil qui cache en fait un quasi-apartheid entre quartiers nord et quartiers sud. Le parc de logement locatif social est en effet extrêmement déséquilibré à Marseille. Autour de 40% de logement locatif social dans les 13, 14 et 15ème arrondissements alors qu'il n'y en a que de 5 à 7% du 4ème au 8ème arrondissement. Le précédent plan local de l'habitat annonçait pourtant un rééquilibrage de cette situation mais ne s'en donnait pas vraiment les moyens et prévoyait en réalité la construction d'un même nombre de logements sociaux dans tous les secteurs de la ville.

Mais cette ségrégation par le logement joue aussi contre Marseille qui continue à concentrer la plus grande part de la population à faible de revenu de l'aire urbaine. Les communes de la périphérie de la ville ont en effet l'habitude de s'assoir régulièrement sur l'article 55 de la loi SRU, qui leur impose 20% de logement sociaux. Ainsi, par exemple, Plan de Cuques a réalisé... 1 logement social sur la période 2008-2010 réalisant ainsi 1,22% de son objectif triennal.

En conséquence, Marseille continue à compter plus de 30 000 ménages en attente de logement locatif social et toute une partie de la population subit une ségrégation à la fois géographique, sociale et environnementale. L'Agence Régionale de Santé rappelle que « le territoire peut jouer un effet propre sur la santé par le biais de son aménagement. Les disparités d’état de santé entre quartiers renvoient aussi à des expositions inégales de leurs habitants aux nuisances environnementales (pollution atmosphérique et sonore), à la plus ou moins grande qualité de l’habitat et accessibilité à des espaces verts et équipements de loisirs. Résultat de politiques d’aménagement, de dynamiques de ségrégation ou de captivité sociale, la gestion de villes expose inégalement ses habitants à des risques globaux pour la santé selon leur niveau de ressources, leur activité, voire leur origine. La notion « d’injustice environnementale » traduit, on ne peut mieux, cette idée d’inégalité sociale d’exposition aux risques cumulés pour la santé, ancrée dans les territoires ».

L'enjeu de ces Etats Généraux et du prochain PLH sera donc de réellement s'atteler à mieux dimensionner et répartir la réponse aux attentes des ménages les plus démunis sur l'ensemble du territoire de la Communauté Urbaine.

MF

Pour en savoir plus:

Le dossier de la Gazette des communes

La Provence  

Fondation Abbé Pierre: Rapport sur le mal-logement

01.10.2011

Un écolo au plateau?

Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas là de savoir si Sébastien Barles, porte parole d'EELV Marseille, ira se promener à la Plaine mais plutôt d'une éventuelle candidature d'un des dix sénateurs écolo, en l'occurence Jean-Vincent Placé, à la présidence du Sénat.


Jean-Vincent Placé, nouveau sénateur Europe... par rtl-fr

30.09.2011

La propreté en débat sur la canebière

eelv,écologie,marseille,poncet ramade,cordier,ciq,propretéLa fac de droit, c'était vraiment « ze place to be », hier soir sur la Canebière pour assister au grand déballage sur la propreté. La foule des grands jours était là pour savoir si on allait enfin publiquement pouvoir dénoncer, dans le désordre: ces branleurs de cantonniers, les marseillais sales et inciviques, les élus clientélistes...

Effectivement le grand déballage attendu a bien eu lieu, dans une ambiance d'ailleurs plutôt bon enfant. Il faut dire que les principaux mis en cause n'étaient pas présents, à savoir le syndicat majoritaire, FO pour ne pas le nommer, et les responsables de la communauté urbaine qui cogèrent les services avec ledit syndicat. La troïka de la propreté, qui comme les cinq mousquetaires, est formée de  quatre élus a donc eu beau jeu d'annoncer, par la bouche de Patrick Mennucci, quelques pistes pour répondre aux critiques de la population: un recrutement des cantonniers sous forme de concours et plus à la tête du client, une vraie formation pour les recrutés et les encadrants, la remise en cause du fini parti... etc... etc...

Un jeu finalement assez classique entre population qui récrimine et effets d'annonce des élus. Au delà de la mise sur la place publique de tout ce que tout le monde savait déjà, notamment sur la désorganisation des services induite par  la cogestion et le  clientélisme généralisé, la responsabilité des élus a, de fait, peu été mise en cause. Patrick  Mennucci, Yves Moraine, Sylvie Andrieu et  Martine Vassal ont ainsi pu se présenter comme les chevaliers blancs qui vont enfin remettre de l'ordre dans l'organisation de la propreté à Marseille.

Quant au contenu du débat il  n'a pas débordé hors de la question de la propreté. Pourtant, on le sait bien, les maux dont souffre le ramassage des escoubilles concernent tous les aspects de la gestion de l'espace public, depuis le papier gras, jusqu'à la petite délinquance en passant par la bagnole ou le scooter sur le trottoir. Ils se nomment absence de projet, tolérance mal-t-à-propos et petits arrangements entre amis.

A juste titre, Monique Cordier, présidente de la confédération des CIQ, s'exclamait donc, excédée, qu'elle avait l'impression de se trouver dans une assemblée générale de CIQ. En effet les questions fondamentales, comment associer la population à l'élaboration d'un projet motivant et au suivi de sa mise en œuvre, ont à peine été effleurées. Notamment par Michèle Poncet Ramande, présidente du groupe EELV à la mairie, qui s'étonne qu'on n'aborde pas les questions de l'efficacité du tri sélectif et de la réduction de la production des déchets à la source mais aussi par la sociologue qui clôtura la soirée en notant que l'assistance, nombreuse et réactive, était révélatrice de  la demande par la population d'une plus grande association à la gestion de la ville et de l'espace public. Une attente dont,  dans toute ville fonctionnant normalement, la réponse incombe aux politiques, pas aux syndicats.

On attend donc impatiemment les prochains Etats Généraux, initiés par les élus cette fois, pour « sauver les trottoirs marseillais » en butte non seulement aux crottes de chiens mais aussi aux terrasses de café ( il faut bien qu'ils travaillent...), aux voitures et, de plus en plus, aux scooters ( ils ont pas de place ailleurs...).

MF

27.09.2011

Enfumage!

DAAF.pngBen dis donc ces derniers temps les grands patrons sont décidemment bien disposés pour aider le pov’ peuple. Y aurait ti pas là un peu d’enfumage ?

Il y a peu on a vu des grands patrons implorer que l’Etat accepte leur obole... exceptionnelle, mais quand même ! Et ce matin, voilà ti pas qu’on apprend par La Provence que nos bigs chefs d’entreprise marseillais veulent eux aussi contribuer, le terme n’est pas adapté, plutôt co-investir dans la construction de la mosq… Ah non c’est pas ça. C’est juste une église abandonnée et un commissariat du coté de la Joliette. Et tout ça pour aider de façon désintéressée un Etat et des collectivités impécunieux.

C’est probablement un raisonnement très simpliste mais je me dis qu’au contraire de nous, pov’ salariés, chômeurs et autres galériens, ces patrons philanthropes en ont encore sous la semelle pour pouvoir nous faire ainsi l’aumône. Finalement c’est une bête histoire de vases communicants. C’est ti pas que ces dernières années pendant que les rentrées fiscales s’amenuisaient, eux ont continué à engranger?

Aujourd’hui avec l’argent qu’ils n’ont pas donné à l’Etat, en gros qu’ils nous ont piqué, ils prétendent encore faire des affaires sous forme de PPP (Partenariat Public Privé). Ces PPP qui aident les mairies inconséquentes à cacher leurs dettes sous le tapis et les capitalistes à étendre l’emprise du marché vers les domaines régaliens: prisons, armée… et maintenant commissariats marseillais. Oui, je sais, capitalistes ça se dit plus mais comment vous appelez ces gens qui cherchent à placer l’argent qu’ils ont en trop dans des coups à la rentabilité garantie ? Et quoi de mieux, maintenant que la bourse part en capilotade, que ces braves collectivités publiques pour rassurer nos investisseurs citoyens. En cas de difficulté elles n'auront qu'à augmenter les impots et réduire les services publics pour garantir le retour sur investissement du… capitaliste.

Et en plus il faudrait qu’on les remercie pour leur esprit civique?!… La Révolution sera fiscale, et verte, ou ne sera pas.

 … J’allais oublier. Décidemment La Provence d’aujourd’hui est une mine. Martine Vassal adjointe à Gaudin nous y apprend que le Forum de l’Eau, grand raout des multinationales de l’eau qui se déroulera à Marseille au mois de mars, a non seulement besoin de vos sous, il est subventionné pour au moins 15 millions d’euros par l’Etat et nos collectivités, mais il a aussi besoin de vous pour jouer les hôtesses indigènes. L’organisation cherche 500 à 700 volontaires pour devenir ambassadeurs de l’eau. Ah oui, c’est pas payé. Vous allez quand même pas être mesquins quand nos grands patrons, eux, sont si désintéressés ?!

MF

Pour en savoir plus :

  • Sur les PPP et leur contexte.
  • Sur la question de l'eau à Marseille et ailleurs.
  • Sur le Forum Alternatif, que la communauté urbaine s’est refusée à financer because « On ne peut pas subventionner deux forums en même temps. De plus ils ne sont pas de la même nature."  dixit son président PS Eugène Caselli. 

24.09.2011

Plan de rénovation de la ZAC de la Soude

le_hlm_pousse_pas-bf0b0.gifLe Lundi 3 Octobre 2011 à 17h30 au Collège du Roy d'Espagne se tiendra  une réunion publique de présentation des projets de réaménagement de la ZAC de la Soude.

Urbanisme, logement, voirie, qualité de vie... les enjeux sont importants pour ces poches de logement social perdues au milieu des beaux quartiers de Marseille. Les 13ème, 14ème et 15ème arrondissements de Marseille regroupent en effet près de la moitié du parc locatif social de la commune

L’objectif principal du projet était de désenclaver le site avec :

• la création de nouveaux cheminements doux vers le noyau villageois de Mazargues et le pôle ZAC de la Jarre. 

• la démolition de logements ;

• la réaffectation de l’usage des sols (production de logements, résidentialisation…) ;

• la construction de nouveaux bâtiments de logements.

 Pour en savoir plus

23.09.2011

Rencontres Films Femmes Méditerranées

la-nuit-elles-dansent.jpgDu 27 septembre au 9 octobre les 6èmes Rencontres Films Femmes Méditerranées .

A Marseille, mais aussi à Hyères et à La Ciotat, du drame à la comédie, du long au court métrage, douze jours pour rencontrer les femmes en cinéma de la Méditerranée.

Parmi un choix de films tous aussi attirants, un documentaire sur un OVNI de la politique marseillaise, Robert Paul VIGOUROUX. "Polo et les professionnels" de Suzel ROCHE. Un film qui s'interroge sur le politique, le pouvoir et l'humain. Un sujet d'une actualité brûlante. Malheureusement diffusé à un horaire pour retraités, Lundi 3 octobre à 16h à la Maison de la région sur la Canebière.

MF

21.09.2011

Quel projet écolo pour les déplacements marseillais? Vitesse et mobilité(2)

mavilleaccelere5.jpgLa vitesse, souvent cachée sous le terme de fluidité, est encore considérée comme le paramètre incontournable pour assurer un bon fonctionnement de la ville, entendre pour assurer son développement économique. C'est en effet la vitesse des déplacements, et leur faible coût (direct), qui est au cœur de l'explosion des échanges et de la mondialisation.

Une ville, comme Marseille, dont les dirigeants affirment la vocation internationale et qui est en concurrence, sur ce terrain, avec d'autres métropoles européennes va donc vouloir posséder un système de déplacement au moins aussi rapide que ses concurrentes. D'où la cohérence apparente du fameux slogan « Ma ville accélère ». Slogan libéral par excellence qui considère que si Marseille accélère, c'est aussi le cas de tous les marseillais mais surtout slogan totalement vide de sens qui ne nous dit rien de notre destination.

Sans entrer ici dans le débat, pourtant fondamental, de ce que veut dire aujourd'hui développement économique pour la ville, la métropole marseillaise et ses habitants, il apparaît cependant qu'en matière économique la possibilité de se déplacer physiquement le plus vite possible est un objectif désormais en passe d'être, à la fois, dépassé par les possibilités qu'apportent les communications électroniques et limité par les contraintes écologiques. On commence d'ailleurs à en percevoir les conséquences dans le début de déconnexion entre croissance du PIB et progression de la mobilité et dans le fait que la mobilité est désormais stabilisée dans toutes les grandes villes françaises, ou presque. Significativement, ce n'est pas le cas à Marseille. De plus le renchérissement inéluctable du coût des déplacements, va provoquer un rapprochement des lieux de production et de consommation qui autorisera de s'affranchir de cette accélération permanente de la vitesse.

Mais l'intérêt de la vitesse pour faire des affaires a aussi contaminé l'ensemble de la société. De la même façon que la mobilité, la vitesse pour tous, à tout moment, a longtemps été considérée comme un paramètre incontournable de l'aménagement des villes. On sait que sur Marseille c'est toujours cette conception qui prévaut chez la plupart des élus et des aménageurs. Pourtant les conséquences négatives de cette course à la vitesse ont désormais connues de tous. Aller plus vite c'est surtout aller plus loin, et y aller en voiture, avec les conséquences négatives que l'on connait sur l'éparpillement urbain, la ségrégation des quartiers, la fabrication de ghettos, de pauvres et de riches, mais aussi sur le bruit et la pollution, qui sont directement liés à la vitesse des voitures.

En fait la mobilité et son désormais prétendu corollaire, la vitesse, ne sont pas des objectifs en soi. De quoi parlons nous quand on met en avant La mobilité? A travers la mobilité ce que nous cherchons c'est, d'abord, de pouvoir entrer facilement en interaction avec d'autres, que ce soit pour les loisirs, le travail, les achats.... Dans ce sens, on voit aujourd'hui qu'on peut être très mobile tout en restant assis sur sa chaise devant son ordinateur ou son e-phone, ou se déplacer très loin et très vite sans vraiment voyager, comme ces hommes d'affaires qui ne connaissent des pays fréquentés qu'aéroports et hôtels aseptisés. La vitesse, elle, n'est vraiment nécessaire que dans des contextes spécifiques ou quand les interactions doivent se faire sur des distances importantes. On rejoint là la question des territoires qui lie intimement vitesse et étalement urbain.

En réalité, ce dont nous avons besoin quand nous nous déplaçons c'est souvent moins de vitesse que d'une garantie de régularité, et de prévisibilité de nos temps de trajet. Il suffit de voir le nombre de gens qui acceptent de passer des heures chaque jour dans les embouteillages. Ce qui les gêne vraiment ce n'est finalement pas la durée des embouteillages, à laquelle ils s'adaptent en l'intégrant dans leur estimation de temps de trajet, c'est surtout quand sa durée est plus longue que d'habitude.

En matière de vitesse et de mobilité une politique de déplacement devrait donc d'abord s'attacher à ne plus parler de La mobilité ou de La vitesse mais au contraire différencier les types de mobilités, les modes de déplacement et les vitesses. Une politique écolo de déplacement consisterait donc à choisir de favoriser, en fonction de l'endroit ou du moment, tel type de déplacement (loisir, professionnel, pendulaire...), tel mode de déplacement (bus, vélo, marche à pied, voiture...) et telle vitesse.  C'en serait fini de cette politique de grands projets d'infrastructures routières censée favoriser, pour un temps, fluidité et vitesse automobile alors qu'on annonce sur tous les tons qu'on veut développer les transports collectifs. Finalement, y a-t-il un intérêt à "fluidifier" la circulation automobile quand ce qu'on recherche c'est, au contraire, une forme de «rugosité» qui permette les interactions sociales, les rencontres, les échanges?

A suivre...

MF

18.09.2011

Nucléaire? Non merci

L'objectif de ce blog n'est pas de rediffuser des infos prises ici ou là sur le Net mais la vidéo de ce père de famille français, qui vit près de Fukushima, mérite de déroger à cette règle et d'être diffusée largement. Alors que le temps médiatique est déja en train d'effacer le souvenir de Fukushima pour le remplacer par la crise, l'endettement, voire le pouvoir d'achat... sa rage communicative remet les choses à leur juste place.

Ah j'oubliais! Combien de réacteurs nucléaires dans la vallée du Rhône?

MF

17.09.2011

LGV:Réseau Ferré de France juge et partie?

images?q=tbn:ANd9GcREhD4f82kSZzcxtaRM866TBu6bc9qiEEev6PIqTFLaRUsC0o7cYA5BeVZ3On peut être sensible à l'intérêt d'une Ligne à Grande Vitesse méditerranéenne entre Barcelones et Gênes et se poser quand même quelques questions. En ces temps de disette annoncée, quel sera le coût réel de ces investissements et surtout, les bénéfices attendus en terme de fréquentation et d'amélioration du réseau primaire (les lignes TER) seront ils au rendez-vous?

Les chiffres annoncés sont alléchants: un doublement de la fréquentation du réseau ferroviaire régional d'ici 2020 ( 80 millions de passagers ), un triplement du trafic, une amélioration de la qualité et de la fréquence des trains sur le réseau principal (celui des TER), un budget autour de 15 milliards d'euros. Mais sont ils fiables?

Le bilan LOTI de la LGV Nord ne va pas dans le sens d'une réponse positive. Il s'agit là d'un bilan qui compare les prévisions annoncées, notamment à l'occasion de l'enquète publique, et la réalité quelques années après la mise en oeuvre de l'infrastructure. Celui-ci note par exemple que "les coûts de construction ont globalement augmenté de 25 % par rapport à l'estimation du dossier d'enquête publique", que "les trafics de la LGV nord ont été fortement surestimés", que "la qualité de l'offre ferroviaire non-TGV s'est dégradée"...

A la lecture de ce bilan on s'interroge et on interpelle RFF qui soutient que  ce projet est ancien, et que désormais les études sont bien mieux cadrées. Par ailleurs les situations ne sont pas comparables et un autre bilan LOTI,  celui de la LGV Est, qui est plus récente, présenterait un résultat bien plus positif.

Le bilan LOTI de la LGV Nord concerne effectivement une opération déja ancienne dont l'enquète publique s'est déroulée en 1989. Il existe cependant un document bien plus récent qui établi  un bilan plus général de la politique ferroviaire de la France. Il s'agit d'un rapport de la cour des comptes de 2008. On peut y lire notamment "que les bilans a posteriori des lignes à grande vitesse mettent en évidence une rentabilité en général bien plus faible qu'espérée initialement en raison d'une sous-estimation des coûts et d'une surestimation du trafic assez systématiques. Le coût de construction de la LGV Est Européennes est ainsi 25% plus élevé que prévu". Mais de façon plus globale la cour des comptes note aussi que "les grands axes du réseau font l'objet d'un très ambitieuse planification à long terme des investissements de développement et de modernisation dont le financement n'est pas assuré et dont la cohérence est menacée par la prochaine saturation de la ligne Paris Lyon." Quant aux lignes de catégories inférieures la cour de comptes dénonce leur  dégradation.

De quoi remettre l'ouvrage sur le métier avant de se lancer à toute vitesse dans la LGV PACA?!

MF

Pour en savoir plus: Marsactu

15.09.2011

L'agenda de la concertation sur la LGV PACA

blabla10.pngA la suite de la réunion publique de lancement de la concertation du 13 septembre à Marseille, 3 autres réunions publiques sont prévues dans les Bouches du Rhone, une par secteur géographique. 

Mardi 29 novembre à 19h : secteur Nord Marseille – Marseille
Mercredi 30 novembre à 19h : secteur Vallée de Huveaune – La Penne-sur-Huveaune
Jeudi 1er décembre à 19h : secteur Pays d’Aubagne Sainte-Baume – Aubagne

Les  adresses exactes des lieux de ces réunions publiques seront communiquées ultérieurement.

Des groupes de travail par secteurs géographiques sont aussi mis en place pour tous ceux qui désirent s’exprimer sur les enjeux territoriaux du projet. Pour y participer, vous pouvez vous inscrire ici. Attention: comme d'hab, horaires spécial retraités.
  • Groupe de travail « Nord Marseille » : les 19/09, 03/10, 07/11, 21/11 à Marseille - World Trade Center - 2 Rue Henri Barbusse
  • Groupe de travail « Vallée de l’Huveaune » : les 21/09, 05/10, 09/11, 23/11 à la Penne sur Huveaune – Salle municipale
  • Groupe de travail « Pays d’Aubagne Sainte-Baume » : les 23/09, 07/10, 14/11, 25/11 à Aubagne - Centre des Congrès Agora - Avenue des Paluds

Des groupes de travail thématiques sont également prévus, mais leur contenu n'est pas encore connu.

Du 15 septembre au 15 décembre,  6 expositions seront présentées à la mairie de Marseille, à Marseille Provence Métropole, à la Communauté du pays d’Aix, au Conseil général des Bouches-du-Rhône, au Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, à la Préfecture des Bouches-du-Rhône.

Pour en savoir plus.